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Comment gérer sa crise d’angoisse ?

  • il y a 11 minutes
  • 4 min de lecture

Il n'y a malheureusement pas de mode d'emploi universel.


Chaque personne vit et subit sa crise selon les déclencheurs qui l'animent, son intensité et sa fréquence.


On se retrouve vite à vivre avec cette peur constante qu'une crise survienne au mauvais moment, sans pouvoir la contrôler. Dans ces moments-là, on a l'impression de perdre la tête et que ça ne s'arrêtera jamais.


Pourtant, il est possible de retrouver un quotidien apaisé.


Qu'est-ce qu'une crise d'angoisse ?


Contrairement à une peur qui survient face à un danger bien réel ou visible, l'angoisse apparaît souvent sans que l'on comprenne immédiatement pourquoi.


Même si ces crises sont temporaires, elles sont éprouvantes et pompent votre énergie.


La crise d'angoisse ne prévient pas toujours et se manifeste par des réactions physiques telles que :


  • La sensation d'étouffer ou de manquer d'air.

  • Le cœur qui s'emballe, des sueurs, des frissons, des tremblements.

  • L'impression de faire un malaise, d'avoir un problème cardiaque ou de perdre complètement le contrôle.


À la longue, la peur de refaire une crise en public peut pousser à s'isoler ou à éviter certains endroits.


Le rôle et les limites des médicaments


Selon l'ANSM (2024), la France est le 2ème pays consommateur d'anxiolytiques et d'antidépresseurs, avec plus de 9 millions de consommateurs.


Il faut le concevoir : c'est le recours le plus efficace et le plus rapide pour prévenir ou stopper une crise aiguë. Mais l'efficacité de ces traitements cesse souvent dès leur arrêt, ce qui peut inciter à les prendre sur le long terme.


L'autre effet sournois de ces traitements, c'est qu'ils mettent un couvercle sur ce qui est responsable de votre angoisse et vous empêche parfois de revivre des émotions enfouies, pourtant nécessaires pour comprendre et se libérer de ces angoisses.


Pourquoi mon corps réagit-il comme ça ?


C’est une question que je trouve essentielle.


Votre cerveau possède un véritable système d’alerte destiné à vous protéger. Lorsqu’il perçoit un danger, il déclenche automatiquement différentes réactions dans votre corps :


  • le cœur accélère,

  • la respiration se modifie,

  • les muscles se tendent,

  • votre attention se focalise sur ce qui pourrait représenter une menace.


C’est un mécanisme de protection inconscient mis en place par votre cerveau à la suite d'un premier événement vécu ou subi, intense émotionnellement et trop fort à traiter sur le moment. Il a fait ce qu'il a pu en fait !


Mais parfois, cette alarme peut se déclencher alors que le danger n’est plus présent : Comme une alarme qui continuerait à sonner alors qu’il n’y a plus d’incendie.


Votre tête peut alors vous dire : « Mais pourtant, tout va bien ! »

Et votre corps vous répond : « Non, il y a un danger. »


Alors quand a été la première fois pour vous ?


Quand avez-vous vécu votre première crise ?


Difficile à répondre sur l'instant car si vous le saviez, vous ne seriez pas entrain de lire cet article.


En fait, nous ne sommes pas tous égaux face à l'angoisse. Il y a de nombreux paramètres qui peuvent influencer notre manière de réagir au présent, comme :


  • notre éducation,

  • avoir eu des parents anxieux,

  • des expériences traumatiques ou pas,

  • des humiliations,

  • de la violence,

  • une hypersensibilité émotionnelle, "éponge émotionnelle"

  • une habitude à ne pas montrer ses émotions,

  • ne pas oser parler...


Mais il n’y a pas qu'une seule explication aux crises d’angoisse. Et parfois, il faut du temps pour comprendre ce qui se joue derrière les réactions du corps.


Et si j'écoutais mon corps ?


Il n’existe pas une seule méthode qui fonctionne pour tout le monde. Mais il est possible d'aider votre corps et votre mental à retrouver progressivement du calme et reprendre le contrôle.

Avant même de chercher à faire disparaître l’angoisse, il peut être intéressant d’apprendre à observer ce qui se passe en vous. Ce travail permet de rendre l’angoisse moins floue.


Mettre des mots précis sur ce que vous ressentez permet déjà de prendre un peu de recul.


Pour apaiser l'angoisse durablement, il est utile de passer par des approches qui s'adressent directement à la façon dont le corps réagit :


Respirer

Lorsque l’angoisse monte, la respiration peut se modifier.

Apprendre à ralentir progressivement sa respiration peut aider à retrouver un état plus calme.

La cohérence cardiaque, certains exercices respiratoires ou la respiration en pleine conscience peuvent être appris en dehors des crises afin de pouvoir ensuite mieux les utiliser lorsque l’anxiété apparaît.


Bouger

Le mouvement peut également aider à évacuer une partie de la tension.

Marcher, bouger les épaules, mobiliser doucement les bras et les jambes, changer de position…

Il ne s’agit pas de lutter contre la crise, mais de permettre au corps de retrouver progressivement son équilibre.


Apprendre à se détendre

La relaxation et la sophrologie permettent d’apprendre à mieux ressentir son corps, à reconnaître les tensions et à retrouver progressivement un état de calme.

L’EFT (Emotional Technique Freedom) permet de travailler sur les réactions émotionnelles associées à certaines situations ou certains souvenirs.


Plus vous connaitrez votre corps lorsque vous allez bien, plus il deviendra facile de reconnaître ce qui change lorsque l’angoisse commence à monter.


Et surtout, ne pas culpabiliser

Vous ne faites pas exprès. Vous n’avez pas choisi de ressentir cela.

Votre corps essaie de vous protéger inconsciemment, même s’il le fait de manière excessive.


Ces approches peuvent ainsi vous aider à prendre du recul sur ce que vous ressentez et à ne plus être uniquement dans la réaction.


Et si vous faisiez le premier pas ?


Si vous vous reconnaissez dans cet article, si vous avez l’impression de vivre dans l’attente de la prochaine crise ou si vos crises commencent à limiter votre vie, vous n’avez pas à rester seul(e) avec cela.


Lors d’un premier rendez-vous, nous pouvons prendre le temps de faire le point sur ce que vous vivez au quotidien.









 
 
 

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