top of page

Dire non : ce qui pourrait changer beaucoup de choses

  • 5 mai
  • 3 min de lecture

Il m’arrive souvent, en séance ou en atelier, d’entendre :


« Je sais que je devrais dire non… mais je n’y arrive pas. » ou encore « je sais que je devrais, mais quelque chose bloque, c'est plus fort que moi »


Et à chaque fois, j'observe ce mélange de fatigue, de loyauté, de peur de décevoir, d'être mal jugé aussi. Parce que dire non, ce n’est pas un problème de volonté. C’est oser poser ses propres limites, c'est se respecter surtout et ce n'est pas si simple à faire selon son histoire.


Et ce « Non », n’est pas un défaut, ni un manque de courage. C’est un ensemble de mécanismes inconscients :

  • l’envie de faire plaisir,

  • la peur de décevoir,

  • l’habitude de s’adapter,

  • la crainte du conflit,

  • ou simplement le réflexe de dire oui plus vite que son propre ressenti.


Je propose ici juste un regard, nourri par ceux que j’observe, ceux que j’accompagne, et ce que je vis moi aussi.


🌿 Quand on ose dire Non, on reconnaît un point de saturation


Il y a ces moments où l’on sent très clairement que si l’on dit oui, notre corps va nous le faire sentir (noeud au niveau de la gorge, mains moites, tremblements, pensées qui bombardent :"pourquoi j'ai dit oui ?? dans quoi tu t'embarques encore ?? mais non ça va le faire !!! je n'avais pas le choix.. etc)


Et cette affirmation intérieure, on la connaît tous : "Là, je ne peux pas dire non'".

Elle se présente comme une bonne fée protectrice qui nous rassure car si elle est là, c'est qu'il y a tout plein de bonnes raisons réelles de dire non. Alors je n'ai pas le choix de suivre, j'abdique.


Et puis parfois on la met de côté, on fait semblant de ne pas l’entendre.

Pourquoi ? parce que ce jour-là, il y avait peut-être toutes les conditions sécurisantes, optimales (avoir bien dormi, être dans un environnement connu, avoir commencé un travail de thérapie sur ses fonctionnements, avoir pris conscience de ses limites etc...) pour poser un Non franc qui me correspond. Et là, on le reconnait ce premier Non assumé.


🤝 Dire non, ne coupe pas le lien


C’est une peur que je rencontre souvent : « Si je dis non, on va m’en vouloir. »


Pourtant, dans la plupart des situations, ce n’est pas le non qui pose problème. C’est le oui forcé, qui vient du fond de nos entrailles qui me disent NONNNN, celui qui laisse un arrière-goût de trop-plein, de tension, de fatigue.


Dire non, au premier plan, c’est juste répondre à une demande. Ce n’est pas refuser la personne. C'est refuser mon engagement, mon choix, mon positionnement vis à vis des autres.

Par contre, quand le non est posé calmement, sans agressivité, la relation respire mieux. Elle devient plus juste, plus claire ce qui permet de garder une relation alignée avec soi et l'autre.


🧭 Dire non, c’est choisir où l’on se place


Chaque oui nous engage quelque part. Dire non, c’est orienter son choix vers ce qui compte vraiment à ce moment-là.

Et ce choix change. Selon les périodes, les saisons, les priorités, l’état du corps, l’état du cœur.

Il n’y a pas de bonne manière. Il y a juste ce qui est possible aujourd’hui.


🪶 Un non peut être doux


Le non est souvent imagé comme un bloc dur. Mais il peut être dit avec douceur, avec respect, avec simplicité. Mais comment faire sans chercher à se justifier ?


On pourrait éventuellement l'exprimer de ces différentes façons :

  • « Je ne peux pas cette fois-ci. »

  • « Ce n’est pas possible pour moi aujourd’hui. »

  • « Je préfère décliner. »

  • « Merci de penser à moi, mais je ne vais pas pouvoir. »


Pas besoin d’en dire plus. Bien sûr cela est facile sur le papier...


🔍 Dire non, c’est aussi prendre soin de soi… et de la relation


Ce n’est pas un acte égoïste. Ce n’est pas un acte héroïque non plus.

C’est un geste pour se protéger. Un geste qui permet de rester aligné avec ce que l’on peut réellement offrir, sans se perdre, sans s’épuiser.

Et souvent, quand on commence à dire non avec simplicité, quelque chose se détend. À l’intérieur, et autour de nous.


🌱 Pour conclure


Dire non n’est pas un objectif. C’est une possibilité. Une option parmi d’autres, qui devient plus naturelle quand on la regarde sans pression, sans culpabilité, sans théorie.

Et si tu sens que ce sujet te touche, que tu aimerais l’explorer dans un espace calme, accompagné, je suis là pour ça. On peut regarder ensemble ce qui se joue pour toi, à ton rythme, sans forcer.

 
 
 

Commentaires


bottom of page